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DE LA VILLE DE PARIS.
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[.559]
chans, Eschevins et Greffier, vestuz de leurs robbes de livrée et montez sur leurs mufles.
Après eulx suyvoit mons1, le Procureur du Roy et de lad. Ville, vestu d'une robbe d'escarlatte.
Après eulx alloient les seize Quarteniers et les quatre bourgeois mandez de chascun quartier, vestuz de leurs bons habitz, et en tel ordre allerent au logis de monsr de Villeroy, qui estoit apresté pour le duc d'Albe, mais il n'arriva point qu'i ne fut plus de six heures au soir, et alla droict au Louvre saluer
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le Roy, puis alla à la chambre de la Royne, où estoit madame Elizabel, où il fut long temps. De là allerent soupper au logis de monsr le mareschal de Sainct André, près les Filles Repenties -1). Parquoy Mess" de la Ville, de ce advertiz, allerent devancer lesd, ambassadeurs et les attendirent dedans la court dud. logis; et après que led; duc d'Albe, le prince d'Orenge et le conte d'Aiguemont feurent entrez dedans lad. court, mons' le Prevost des Marchans leur feist la harangue qui ensuit : (2)...........
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Le
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XLVII. — Arrivée du duc de Savoye pour espouser Madame Marguerite, seur du Roy.
ai juin 1559. (Fol. 34 v°.)
monsr d'Orleans, second filz du Roys et autres
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arriva en ceste ville de Paris, environ six heures du soir, monseigneur le duc de Savoye <31, pour espouser Madame Marguerite de France, seur du Roy, duchesse de Berry; lequel seigneur avoit logé à Sainct Denis en France, et vint en poste, acompaigné de cent cinquante genlikhomnies, tous vestuz d'une parure, et estoient tous vestuz d'ung pourpoint de satin cramoisy rouge, chausses rouges, le cazaquin de velours noir, chiquetté, bandé et couvert de son long de passemens d'or de Chippre, le Chappeau de broderye et la plume dessus, derriere eulx sur la crouppe de leurs chevaulx de poste avoient chascun la malle de velours noir fermée à boucles d'argent.
Mess" de la Ville l'attendoient au Louvre, où estoit préparé son logis, et estoit allé au devant de luy
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princes de France. A son arrivée dedans la court du Louvre, le Roy se mist aux fenestres, pour voir son train qu'il faisoit bon voir. Devant que se desbotter, monta en la salle du Roy et luy feist la reverence ; le Roy le receut benignement et l'accolla plusieurs foys, et après avoir devisé quelque espace de temps emsemble, alla saluer la Royne et les dames, où il feust quelque temps ; et voyant par Mess" de la Ville qu'il estoit tart, envoyèrent vers monseigneur le Connestable pour savoir s'il seroit possible de luy faire la reverence de par la Ville avec presens. Le Roy l'entendit et dit qu'il n'y avoit ordre pour led. jour, mais que ce seroit pour demain ; et incontinant que Mess" de la Ville en furent advertiz, s'en retournerent.
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XLVIII. -— Semonce du mariage de Madame Helizabel,
21 et 22 juin 1559. (Foh 34 v°.)
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Led. jour de mercredi, environ huit heures du matin, mons1' de Lezigny, maistre d'hostel du Roy, vint en l'Hostel de la Ville semondre Mess" pour eulx trouver demain jeudi, xxn6'4' jour dud. moys, vestuz de leurs robbes de soye, en l'eglise de Paris, à la celebration du mariage de Madame Elizabel, premiere fille du Roy, ct du Roy Catholique Phi-
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lippes, Roy d'Espaigne, en vertu de là procuration passée au duc d'Albe, et au soupper cn la salle du Palais, ce que Mess" promisrent faire; et feirent dresser mandemens à Mess" les Conseillers qui ne sont point des cours, et aux seize Quarteniers seullement, mais ne s'en trouva gueres.
Et le landemain jeudi, xxii0 jour dud. moys
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O L'hôtel du maréchal de Saint-André était au nombre des logis que semblait affectionner Henri II. Dans une lettre du 3 février i55o (Voy. t. III des Délibérations du Bureau de la Ville), le Roi y fait allusion et témoigne de son désir <tdè s'y retirer quelquefois pour adviser aux affaires secretz et pour n'estre point importunez».
'2) La teneur de cette harangue manque dans le Registre * où le folio 34 r° est resté en blanc
'3) Le mariage d'Emmanuel Philibert, duc de Savoie, avec Marguerite de France, sœur du Roi Henri II, avait été, Commé celui d'Elisabeth de France avec Philippe ll, arrêté par lo traité de Càteau-Cambrésis, qui en donne toutes les stipulations: (CL Dumont, Corps diplomatique.) Il fut célébré après la blessure de Henri ll, le 9 juillet 1559, dans l'église de Saint-Paul. Au dire d'un contemporain (Mémoires de Vieilleville, p. 284), ces noces, avancées par l'ordre exprès du Roi, se firent -ung peu après minniet, avec torches, flambeaux, et ressembloient mieulx ung convoy de mortuaire et funérailles que à aultre chose».
O Le Registre porte : xxiu°.
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